Retrogaming et bonne humeur
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MAIS C'EST GENIAL ! 
Edit : argl. Jojo X This beat is non stop
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http://www.youtube.com/watch?v=LNVYWJOE … _embedded#
Uhuhuh j'aime bien ce truc
Nickelodéon a acheté un court métrage et ils veulent en faire une série si j'ai bien compris.
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Fabien wrote:
Donc il va y avoir un film l'année prochaine adaptant Suzumiya Haruhi no Shôshitsu... si il y a des gens qui en ont encore quelque chose à faire.
Je suis déçu, dans une interview il y a quelques temps ils avaient dit que s'ils faisaient un film ce serait Endless Eight 
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Putain. PUTAIN. Takako Shimura vient de me filer une baffe monumentale. Mais alors, à tel point que je suis déchiré entre l'envie de poster des avis partout, parler d'elle à tous mes amis, scander son nom sur tous les toits et la jalousie de vouloir la garder rien que pour moi, pas touche, c'est MA Takako Shimura, dégagez bande de voyous vous ne la méritez pas. Je suis surtout très frustré parce que je sais que je n'aurai pas le talent littéraire pour vous transmettre correctement tout le talent de cette nana. Je pourrais bien passer des plombes à vous décrire les situations abordées, il vous manquerait dans mes propos toute la subtilité et la sincérité qui font la force de ses récits.
Shimura écrit des histoires d'amours entre jeunes gens de notre époque ; le mot "jeunes" vise large, depuis un groupe d'enfants à l'orée de l'adolescence jusqu'à de nouveaux adultes sortant du lycée. Seule une infime minorité de ses intrigues et de ses personnages abordent une sexualité hétérosexuelle traditionnelle. C'est surtout LGBT à fond les ballons ; le lecteur est baladé entre lesbiennes affirmées, garçons travestis, transexuel(le)s, ados bi-curious et tant d'autres possibilités foisonnantes à l'âge des premières expériences touche-pipi. Sauf que tout chez elle est fait avec une sensibilité confondante et un souci de relatif réalisme qui rendent les personnages crédibles (donc attachants) et incitent à la réflexion (voire l'introspection). Par exemple, quand Shimura raconte une histoire lesbienne dans un lycée pour jeunes filles, il y a certes beaucoup d'homosexuelles revendiquées mais tout le bahut ne devient pas magiquement goudou et les relations entre filles nourrissent des questions, des problèmes et des pressions sociales semblables à celles du monde réel. On évite ainsi l'écueil des productions yaoi et yuri habituelles que j'ai personnellement beaucoup de mal à supporter, à la fois parce que c'est généralement très mal écrit et parce que toute cette production est superbement hypocrite sur les valeurs de la société japonaise contemporaine.
Shimura n'est plus une inconnue au Japon. Quand je suis arrivé à Kyoto en espérant trouver certains de ses bouquins peut-être avec un peu de chance croisons les doigts, je suis tombé dans la première (grosse) librairie venue sur une grande table de promo entièrement dédiée à sa gloire "chaude recommandation des vendeurs ! Découvrez Shimura ! Ca défonce !". Une de ses oeuvres en cours, Aoi Hana, a même connu une adaptation animée cet été. C'est d'ailleurs comme cela que je l'ai découverte ; un fan de Cross Game en disait beaucoup de bien, cela ne durait qu'onze épisodes, j'ai tenté le coup. J'ai vraiment flippé au départ en réalisant que je commençais un yuri, vu que j'y ai immédiatement juxtaposé tous les clichés du mangasse lesbien graveleux pour hypocrites libidineux. Mais non, c'était très juste, beaucoup moins simpliste que je l'imaginais, avec des personnages complexes, une attention particulière au réalisme des situations+personnages (tout est relatif hein, il fallait quand même une intrigue soutenue) et en plus une réalisation plutôt solide. Je ne vais pas raconter ma vie mais disons que je me suis retrouvé dans la situation de certains personnages hétérosexuels de l'intrigue, et que j'ai deux très bonnes amies lesbiennes dont l'une que j'ai connu à cet âge-là ; plein de détails ont sonné terriblement juste et "close to home". Le manga sort en France chez Kaze sous le titre "Les Fleurs Bleues".
Mais c'est de l'autre série en cours de Shimura que j'ai envie de vous parler. Hôrô Musuko, grosso modo "le fils errant". Une TUERIE INTEGRALE.
Le postulat de départ se pose en une image et deux courtes phrases :
↑ ↑
Yoshino est une fille. Shû est un garçon.
Toute l'idée est là. C'est une histoire de gamins ; l'intrigue commence quand ils ont grosso modo 11 ans. Yoshino est un garçon manqué qui aurait préféré être un garçon réussi. Shû est un petit frère fluet qui rêve de devenir une fille. Ca ne va pas forcément plus loin dans leur tête, ils sont trop jeunes pour être gouine et pédé, ou se miner la tête avec des romances. C'est juste que voilà, pas de bol, ils n'ont pas le sexe qu'ils veulent. Yoshino et Shû sont camarades de classe. Ils vont vite découvrir leur point commun, se rapprocher, tenter de se soutenir, de mieux accepter qui ils sont vraiment et ce qu'ils veulent de leur vie. Les deux vont surtout grandir et se retrouver confrontés à la dure Réalité. Les parents qui ne comprennent rien. Les rumeurs du collège. Les connards de petits tyrans qui font la loi dans le préau. La puberté qui vient faire chier plus tôt que prévu et te rappelle que tu n'es pas ce que tu voudrais. Les autres amis, aussi. Ceux et celles qui tombent un peu amoureux, ceux et celles qui se posent eux-mêmes des questions sur leurs préférences sexuelles, ceux et celles qui crèvent de jalousie.
C'est tellement bien ! C'est tellement adroit. Shimura ne cesse d'introduire de nouveaux personnages qu'on pense binaires, utiles un simple chapitre, puis cravache pour les rendre plus crédibles, leur laisser une chance de montrer leur complexité, d'exposer leur point de vue. Je ne veux pas trop spoiler car j'espère vraiment qu'un maximum de monde donnera sa chance à Hôrô Musuko mais il y a notamment un petit bully qui semble parti pour être le con de base juste là pour foutre des bâtons dans les roues puis ne cesse de s'enrichir au fil du temps. C'est ce que j'adorais également dans Aoi Hana. Shimura ne s'épargne jamais l'effort de représenter avec intégrité et réalisme le microcosme qui entoure les personnages principaux. Même ceux qui sont définitivement hors du coup, et ne pourront jamais comprendre les motivations des héros, ont droit à une certaine considération.
J'aime profondément tous ces enfants ; ils me rappellent tous quelqu'un que j'ai connu, ou quelque chose que j'ai fait. Bon, je n'ai jamais mis de jupe, mais je parle plutôt de détails vraiment subtils dans les comportements ou d'interactions presque anecdotiques avec des camarades de classe. S'il s'agissait d'adultes, je pense que je n'arriverais pas à m'investir à ce point dans Hôrô Musuko. Je pense même que j'aurais du mal à tenir devant des histoires et des problématiques auxquelles je serais totalement étranger. Mais parce qu'il s'agit de pré-ados innocents, sur qui les réalités de notre société tombent sur la gueule sans prévenir, le manga de Shimura transcende le "simple" sujet de l'identité sexuelle. Grandir. S'accepter. Comprendre qui l'on est. Je suis tout de même pas le seul ado à avoir soudain eu une révélation : putain, mais voilà ce que je veux de ma vie, voilà qui je suis vraiment. C'est toute cette période de doute, toute cette hésitation sur sa propre identité, toutes ces étapes vers une lente révélation de ses propres désirs que l'on revit avec eux. J'ai des frissons et des larmes aux yeux quand je repense à ces gosses.
Je ne peux pas recommander plus chaudement.
J'ai vérifié et, à ma légère surprise, Hôrô Musuko se trouve en scantrad sur le Net sans grand mal.
Je ne garantis par contre rien de la qualité de traduction. J'espère que le manga sera publié chez nous.
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CHAZ wrote:
Putain. PUTAIN. Takako Shimura vient de me filer une baffe monumentale. Mais alors, à tel point que je suis déchiré entre l'envie de poster des avis partout, parler d'elle à tous mes amis, scander son nom sur tous les toits et la jalousie de vouloir la garder rien que pour moi, pas touche, c'est MA Takako Shimura, dégagez bande de voyous vous ne la méritez pas. Je suis surtout très frustré parce que je sais que je n'aurai pas le talent littéraire pour vous transmettre correctement tout le talent de cette nana. Je pourrais bien passer des plombes à vous décrire les situations abordées, il vous manquerait dans mes propos toute la subtilité et la sincérité qui font la force de ses récits.
Merci, merci, tu décris exactement mon sentiment depuis deux ans. Clairement une des plus grandes révélations de ces dernières années, niveau manga.
Je ne me fais pas trop de soucis pour la popularité future de l'auteure, entre l'adaptation animée de Aoi Hana et les traductions qui commencent à arriver, mais, oui, lisez du Takako Shimura, c'est le bien (d'ailleurs, j'ai checké la traduc française de Aoi Hana : elle est excellente, jetez-vous dessus, même si l'édition est pas top.).
Aoi Hana, c'est vraiment la crème de la crème du yuri : ça reprends toutes les tropes du genre, les mêmes depuis Yoshiya Nobuko, mais ça vole beaucoup, beaucoup plus haut, en termes de talent, d'ambition ou de finesse. Rien que pour la narration, et son utilisation remarquable de la gestuelle et des ellipses, ça vaut le coup d'être lu. Et comme le fait remarquer CHAZ, y'a un vrai souci de réalisme, on n'est pas dans un monde apolitique et déconnecté de la réalité comme dans 95% de la prod. yaoi-yuri (j'ai trouvé la scène où Fumi rencontre pour la première fois les soeurs de Yasuko assez jouissive à ce niveau).
Quand à Hôrô Musuko, un truc (parmis d'autres) que je trouve fabuleux dans cette série, c'est que les persos sont des "vrais" enfants. On a jamais l'impression qu'ils s'expriment au-dessus de leur âge, ni que l'auteure cherche à donner une représentation distanciée ou idéalisée de l'enfance. On a juste des gamins avec les problèmes et les petits drames de leur âge, ni plus, ni moins, mais traités avec autant de sérieux et de profondeur que des histoires d'adultes, et ça marche à fond! On ne pense pas aux enfants qu'on connaît en lisant ça, on pense à soi-même quand on était enfant et à ceux qu'on connaissait à cet âge-là.
La façon dont Shimura gère le rythme de son histoire complètement à contre-temps d'une narration "classique" me paraît super habile également (genre <SPOIL!!>toute la montée en pression du triangle Shû-Yoshino-Saori et du confessera-confessera pas pour finalement aboutir à, ben, à rien. Mais avec tous les persos qui doivent continuer à avancer tout de même.</SPOIL!!> Et tous les éléments d'arrière-plan et les persos mentionnés comme ça, en passant, qui peuvent soudain prendre une importance extrême. J'avais aussi été un peu surpris de la facilité avec laquelle quasiment tous les amis de Shû l'acceptaient sans aucun problème dès le début. Alors que, arrivé au tome 9, on se rend compte que c'est en fait super pertinent et bien joué : <SPOIL!!>du coup, ça fait mille fois plus mal quand les persos se frottent pour de vrai au rejet des autres et à la discrimination au quotidien.</SPOIL!!>)
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Le logo souligne le malentendu.
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Les deux publicités pour le nouveau Pachinko Macross sont plutôt bien foutues :
http://www.youtube.com/watch?v=SIbOvMTr … re=related
http://www.youtube.com/watch?v=_I8GR_w03Jo&NR=1
Il tourne avec un nouveau système un peu fou fou intitulé V-Trigger dont la vidéo de présentation vaut aussi le détour : http://www.youtube.com/watch?v=GKvE5uZH6eg
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Après la robe de mariée et les chaussures on a droit à la Stratocaster EVA :
http://www.fender.jp/evangelion/spec.html
Type 01 et 02 en plus.
Mises aux enchères début décembre.
Autant pour K-On je comprends parfaitement. Autant là ...
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/!\ Boulette Signal /!\
Yusuke Kozaki, mangaka sur l'excellent Kyoko Kurasuma et character designer sur l'anime Speed Grapher sera invité à la Chibi Japan Expo de début novembre.
Au cas où ça ne vous dit rien et que ça ne vous intéresse toujours pas : Ce mec est le character designer sur No More Heroes
Go go go!
/!\ Boulette Signal /!\
Note : J'y serais normalement vendredi.
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Juste comme ça, pour ceux qui le peuvent, lisez Bakuman. C'est très bien (pour apprendre comment ça se passe derrière les décors du Shonen Jump).
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Quelle claque le dernier Taiyô Matsumoto paru en France ! (Bitume, c'est sorti en septembre et tu ne nous en a pas parlé ?!)
Je ne sais pas si les six prochains tomes sont aussi ingénieux mais si c'est le cas, ça rentre direct rejoindre ses petites copains (la sainte trinité) "Ping Pong/Printemps Bleu/Amer Béton"
J'avais plutôt tièdement apprécié Number 5 et Gogo Monster donc gros bonheur de retrouver cette force, ce trait, ces cadrages, etc... au service d'une histoire qui me touche.
Le scénariste Issei Eifuku a l'air d'apporter beaucoup, comme s'il canalisait sans brider totalement le côté bordélique de Matsumoto, pour mieux le laisser explorer ses thèmes fétiches (avec notamment l'inévitable rapport cerveau gauche / droit, ici excellemment transcrit par un Sôichiro Seno ~Le Samurai Bambou~ classouille de chez classe).
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Il est sorti pile quand j'étais en "vacances" du coup je ne l'ai pas vu arriver.
Sinon, oui, c'est la grosse grosse classe ce samuraï bambou. et comme tu dis le scénariste canalise un peu Matsumoto qui du coup se défonce sur les dessins.
Pour ne pas gâter le plaisir, l'édition est très belle également.
Et effectivement après Number 5, ça fait bien plaisir de revoir du Matsumoto au top ! (et ça me fera une occaz' de changer mon avatar tiens ! )
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